mercredi 29 juin 2016

Le FN04 et le Numérique #fail

Voilà, le FN04 par la voix de Grégory Roose se fend d'un communiqué de presse sur le Numérique, par ailleurs de bonne facture sur la forme :



... parce que sur le fond il y a à dire !


La feuille de route actualisée pour le Numérique est en ligne depuis plus de 6 mois : http://veillepolitique.blogspot.fr/2015/12/nouvelle-intercommunalite-et-projet-de.html

De plus pour information même si c'est bien un investissement de l'opérateur Orange, la signature de la convention France Très Haut Débit n'était pas une obligation mais une volonté politique forte (voir la délibération n°10 du conseil municipal du 8 octobre 2015) - extrait :

M. LE CORRE.- Je ne vais pas vous lire l’intégralité de la convention qui est vraiment très longue. J’espère que vous avez bien eu les annexes. Pour resituer en deux mots le contexte, nous sommes une ville zone AMII, c’est-à-dire que pour le déploiement de la fibre optique sur l’ensemble de la commune ne peut intervenir que l’opérateur Orange. Il nous a paru pour le moins dangereux de laisser Orange décider des périmètres et du lotissement du déploiement de la fibre optique pour les particuliers. Nous avons donc poussé et œuvré avec le Conseil départemental et la DLVA afin qu’Orange soit signataire avec l’État d’une convention de programmation et de suivi du déploiement de cette fibre optique qui rentre dans le cadre du plan France Très Haut Débit. 
L’intégralité de la commune sera fibrée à l’horizon 2020. Les premiers travaux sont prévus pour début 2016 et, grâce à cette convention, nous allons pouvoir mettre en place un comité de suivi avec Orange pour suivre les travaux et orienter en fonction des besoins du territoire.  

La signature de cette convention nous permet d'avoir une visibilité sur ce déploiement et de pouvoir influer dessus, ce qui a notamment été le cas grâce à l'enquête de 2015 sur les usages numériques sur le dignois à laquelle ont participé 268 personnes (résultats disponibles en opendata).

Pour ce qui est des actions je rappellerai au FN04 qui doit être un peu déconnecté ces temps-ci :
L'extrême droite est toujours aussi constructive à Digne, sur le numérique notamment, mis à part une question diverse (et pertinente) de Georges Reynier sur la retransmission en ligne des Conseils Municipaux (cf. Conseil municipal du 4 décembre 2014), RIEN !

Que notre action ne soit pas parfaite et pourrait être améliorée je peux l'entendre, mais quand nos adversaires politiques pratique la mauvaise foi, un seul remède : les mettre en face de la réalité.

A bon entendeur, salut !

dimanche 19 juin 2016

Réflexions sur le numérique dans les collectivités territoriales



Le numérique mis au service des citoyens repose sur une chaîne de valeur qui va de la connectivité (liaisons Très Haut Débit, objets connectés ...) en passant par les données jusqu'aux nouveaux usages. Cette chaîne de valeur au centre duquel se trouve le citoyen est sous-tendue par la confiance : confiance envers les acteurs, confiance par rapport à ses données (sécurité, utilisations, anonymisation ...), confiance en la pérennité des systèmes, confiance dans les algorithmes ...

Cette confiance dans les systèmes informatiques ne peut être objectivement assurée pour la puissance publique que par le recours au formats ouverts et aux logiciels libres (cf. fin pour définitions), le logiciel libre est la traduction informatique de notre devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » (source : http://www.linformaticien.com/actualites/id/23963/liberte-egalite-fraternite-la-devise-du-logiciel-libre-selon-richard-stallman.aspx) :

  • Liberté par la possibilité d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier et de modifier les logiciels,
  • Egalité car rendant impossible une position dominante d'un acteur sur l'ensemble des utilisateurs,
  • Fraternité parce que les logiciels peuvent être vérifiés et améliorés par tous.

Le recours aux logiciels libres peut ainsi contribuer significativement à restaurer la confiance du citoyen en nos institutions. L’accroissement du recours des institutions publiques aux logiciels libres représente donc aujourd'hui un enjeu politique majeur.

Contrairement aux formats ou logiciels privateurs, qui favorisent les positions dominantes des entreprises qui les implémentent, les formats ouverts et les logiciels libres présentent de multiples avantages en termes d’indépendance technologique, de souveraineté numérique, d’interopérabilité, d'auditabilité du code, de pérennité des données, de possibilités de redistribution et de mutualisation. De plus leur développement en France serait également créateur d’emploi et vecteur de croissance, le secteur du logiciel libre « pesant » en France actuellement plus de 50 000 emplois et 4 milliards d’euros de chiffre d'affaire, annoncé en progression annuelle de 9% par an pour au moins dix ans (source : http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1166651-le-secteur-du-logiciel-libre-represente-50-000-emplois-en-france/).

Au niveau national plusieurs décisions ont été prises afin de favoriser l'adoption par l'administration des formats ouverts et des logiciels libres :

Lors du Conseil des Ministres du 31 août 2011, le Premier Ministre François Fillon a demandé aux ministres de veiller à "généraliser l’usage des formats libres et ouverts par les administrations" dans le cadre de la mise à disposition des données publiques par ces mêmes administrations.

Le Référentiel Général d’Interopérabilité (RGI) est défini dans l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives, et a été approuvé dans sa version 2 par l'arrêté du 20 avril 2016. Le RGI liste les protocoles et formats préconisés pour l'administration pour les échanges numériques.

Suite à la circulaire du 19 septembre 2012 du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault concernant l'usage des logiciels libres dans l'administration, le Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP) a publié la version 2016 du Socle Interministériel des Logiciels Libres (SILL). Le SILL liste les logiciels libres préconisés pour l'utilisation par les administrations.

Enfin le principe d'une priorité au logiciel libre a été consacré dans le Code de l'éducation - Article L123-4-1 lors de l'adoption du projet de loi enseignement supérieur et recherche du 9 juillet 2013.

Chaque acteur doit prendre en compte cette condition de confiance dans les systèmes informatiques dès l'étape de conception d'un système d'information en relation avec la collecte, le traitement, la gestion ou l'analyse de données issues des citoyens. Dans le cadre des territoires, cette tâche revient donc aux collectivités territoriales qui seules peuvent assurer ce rôle. Malheureusement force est de constater, malgré les contraintes réglementaires liées à la dématérialisation et à l'opendata, qu'elles n'ont pas encore ou pas encore suffisamment conscience des enjeux de cette numérisation des échanges avec les citoyens de son territoire. Faute d'une taille critique suffisante bien souvent les plus petites communes délèguent intégralement la gestion de leur système d'information, site web compris, de même pour certaines intercommunalités. Ces collectivités territoriales n'ont alors que peu de leviers pour bénéficier des opportunités offertes par le numérique pour améliorer les services publics.

Pour les territoires ruraux il semble que les intercommunalités pourraient devenir le bon échelon pour assurer l'intelligence collective du territoire au titre de la mutualisation des services support. La solidarité pourrait alors s'exercer à deux niveaux :

  • Au niveau d'un territoire par la mutualisation de systèmes d'information,
  • Au niveau inter-territorial par la mutualisation de développement de logiciels libres.

En effet les services publics dont les collectivités territoriales exercent les compétences s'appuie bien souvent sur des logiciels métiers spécifiques qui ont été préemptés par des sociétés privées qui ont imposées de fait le recours à des privateurs. En réponses certaines collectivités se sont lancées dans le développement de logiciels libres pour enrichir les biens communs (notament la ville d'Arles avec le projet OpenMairie http://www.openmairie.org) au service de l'exercice par les collectivités locales de services publics. Mais cette solution pêche encore par la nécessité d'internaliser la compétence informatique (administration systèmes, programmation) bien que celle-ci puisse être mise en oeuvre dans le cas d'une mutualisation à l'échelle intercommunautaire, ou encore par la complexité d'une maintenance pour les environnements très contraints (comptabilité et finances notamment). Entre ces deux options il faut noter l'existence de solutions basées sur des logiciels libres déployées avec l'appui de Sociétés de Service en Logiciels Libres (SSLL) ou de Syndicats Mixtes Ouverts dédiés au numérique (comme le Syndicat Intercommunal des Collectivités Territoriales Informatisées des Alpes Méditerranée - SICTIAM par exemple ). C'est par exemple cette solution qui a été privilégiée lors de la mise en place d'un logiciel de gestion de courrier au sein des services de la ville de Digne-les-Bains (solution basée sur Maarch).

Pour conclure je reprendrais le slogan de Framasoft : "La route est longue mais la voie est libre !"


Définitions :

Les formats ouverts permettent de garantir l'interopérabilité des données c'est-à-dire la possibilité d'échanger des fichiers avec d'autres utilisateurs équipés de systèmes d'exploitation ou de logiciels différents. La loi pour la confiance dans l’économie numérique (loi n° 2004-575 du 21 juin 2004) défini dans son Titre Ier - Chapitre Ier - Article 4 :

« On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d’interconnexion ou d’échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d’accès ni de mise en oeuvre. »

Cela signifie donc :
• des protocoles et des formats de données indépendants d’un logiciel, d’un système d’exploitation ou d’une société,
• des spécifications techniques documentées, accessibles et non payantes.

Un format de données ne respectant pas ces conditions d'interopérabilité est appelé format propriétaire ou fermé.


Les logiciels libres font référence à la liberté pour les utilisateurs d’exécuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer le logiciel. Plus précisément, elle fait référence à quatre types de liberté pour l’utilisateur du logiciel :

• La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0).
• La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins (liberté 1).
• La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin, (liberté 2).
• La liberté d’améliorer le programme et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3).

Les libertés 1 et 3 requièrent l'accès au code source du programme. Un logiciel est libre si les utilisateurs ont toutes ces libertés.

Un logiciel ne respectant pas ces conditions est appelé logiciel propriétaire ou privateur.

lundi 6 juin 2016

Transparence et Conseils municipaux


Mme Marie-Anne Baudoui-Maurel s'est indignée sur sa page Facebook par rapport au fait que le Procès verbal du précédent conseil municipal n'avait pas encore été mis en ligne (capture d'écran ci-dessous) :


Elle a raison sur un point, actuellement le PV du Conseil municipal du 31 mars 2016 n'est pas disponible en ligne (captures d'écran ci-dessous) :



Pour rappel et en toute transparence, les Procès verbaux des Conseils municipaux ne sont mis en ligne qu'après leur adoption lors du Conseil municipal suivant. En attendant est mis à disposition le compte-rendu des votes qui permet d'avoir une information à minima en attendant l'adoption et la mise en ligne du PV. Le PV du conseil municipal du 31 mars 2016 sera donc mis en ligne après le Conseil municipal du 20 juin 2016.

Faire le procès de la non transparence des débats municipaux vis-à-vis des citoyens, alors que le budget de la Ville est disponible en Opendata à toute personne qui voudrait le télécharger alors que ce n'est pas une obligation légale, est pour le moins aller un peu vite en besogne ...

Pour information (citoyenne), en attendant que le budget 2016 soit mis en ligne :

-          Compte administratif 2014 : http://opendata.regionpaca.fr/donnees/detail/compte-administratif-2014-de-digne-les-bains.html

-          Budget primitif 2015 : http://opendata.regionpaca.fr/donnees/detail/budget-primitif-2015-de-digne-les-bains.html

vendredi 20 mai 2016

Nouvelles de l'extrême droite dignoise

Deux actualités concernant l'extrême droite dignoise :

1. La démission de tous ces mandats électifs de Gilles de Valckenaere, jeudi 19 mai par rapport à un différend avec le parti de Debout la France au côté duquel il siège au Conseil municipal de Digne-les-bains, puis sa volte face le lendemain pour ne pas faire ce "merveilleux cadeau pour la gauche".

2. La réactivation discrète de la section dignoise du Front National dont Gilles de Valckenaere a été le créateur et le secrétaire en 2014, avant d'en démissionner.

Hasard ? Coïncidence ? ou pas ...

mercredi 11 mai 2016

Hé ho, nuit debout !



Pourquoi relier deux actualités politiques si éloignées ?

En mettant à part les débordements des jours derniers qui sont le fait d'une minorité de casseurs et d’extrémistes et que les deux camps condamnent (et moi aussi !), parce qu'elles ne le sont pas tant que ça, je ne parle évidemment pas au niveau du message que chacune véhicule mais par rapport à leur racine commune à savoir : la démocratie.

"Hé ho la gauche" voit sa genèse dans la bataille électorale à venir, alors que le mouvement "Nuit debout" est né d'un rejet de la démocratie élective (au sens d'une démocratie représentative qui ne serait plus adaptée aux aspirations démocratiques des citoyens : les élus regardant les électeurs sans voir les citoyens).

  • L'un est de type Top-Bottom et l'autre de type Bottom-Up (Approches descendante et ascendante en français).
  • L'un est issue d'une impulsion verticale, l'autre prône l'horizontalité.
  • L'un utilise la caisse de résonance médiatique, l'autre utilise massivement les outils numériques (réseaux sociaux mais aussi plateformes citoyennes 2.0).
  • L'un défend la démocratie représentative contre ce qu'elle appelle l'anti-parlementarisme, l'autre ne jure que par la démocratie participative et pas seulement consultative. 

Par contre un glissement est en train de se produire, d'un côté vers une campagne électorale en vue des présidentielles 2017 (#çavamieux), de l'autre vers une convergences des luttes qui tend vers une radicalisation des positions défendues (#onvautmieuxqueça).

Chaque camp défend son point de vue en prenant ses compatriotes à témoin, chacun se réclamant plus démocrate que l'autre (suffrage universel contre citoyenneté), le point de crispation se fait autour de la loi El Khomri et du recours annoncé au 49.3 par le gouvernement mais je pense que le hiathus est plus profond que cet épiphénomène.

Il me semble que nous assistons à un basculement longtemps annoncé mais pas encore réalisé : le passage d'une démocratie représentative à une démocratie (mature ?) via le développement de la démocratie participative.

Et c'est une bonne chose, cela va dans le sens de l'histoire. La crise démocratique est grave, profonde, mais nécessaire pour sa transformation et sa régénération ! Les institutions changeront lorsque les mentalités auront changées, les mouvements pour la 6ième République (Mouvement pour la 6ième République et Convention pour la 6ième République) ont produit beaucoup d'analyses intéressantes sur le sujet, mais nous ne sommes encore qu'au milieu du gué.

Les citoyens français (au sens large, je parle ici des citoyens et non pas uniquement du peuple de Gauche) veulent reprendre leur place dans la vie de la cité, mais qu'elle peut-elle être ?
  • chez soi ? Et ne s'exprimer que via son bulletin de vote ?
  • dans la rue ? Et rejeter le système en bloc dans un manichéisme total ?
ou dans un lieu de dialogue au sein duquel élus et citoyens peuvent échanger de manière directe ?

Le numérique permet justement de mettre en place ce genre d'AGORA citoyennes, les citoyens veulent se mettre à l'ouvrage, c'est aussi aux élus d'entendre cette volonté et d'essayer de la prendre en compte pendant leur mandat.

En avant (et non #enmarche) pour redessiner les contours d'une nouvelle citoyenneté et en miroir d'une nouvelle gouvernance.


jeudi 28 avril 2016

Carte du déploiement de la Fibre Optique sur Digne-les-Bains

Suite à la présentation du schéma directeur par Orange, retrouvez sur carte le lot 1 du déploiement de la Fibre Optique sur Digne-les-Bains.
Sont concernés les quartiers suivants :
- Arches,
- Champourcin,
- Isnards,
- Tauze,
- Epinettes,
- Bourg,
- Dourbes,
- Villard,
- Vaumet,
- Villecris,
- Mouiroues,
- Barbejas,
- Pigeonnier,
- Thermes,
- Vielle ville,
- Centre ville,
- SoleilBoeuf,
- Chauchets.
Objectif commun Orange - Mairie de Digne-les-Bains annoncé par Patricia Granet Brunello lors des vœux à la population 2016 : le premier client Fibre Optique FTTH sur la commune avant la fin de l'année 2016 !
Objectif technique visé par Orange pour ce lot 1 : la quasi-intégralité de ces quartiers éligibles aux offres FTTH avant la fin de l'année 2017 !!!
2016 année numérique à ‪#‎dignelesbains‬ pour la construction d'un ‪#‎territoire_numérique‬.


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