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mercredi 5 octobre 2011

Banques : des tests pas trop stressants

Alors que Dexia est en passe de se voir démanteler après avoir joué avec les subprimes le feu, il est intéressant de se souvenir des résultats des stress-tests bancaires de 2011, je cite :

"La solidité des fonds propres de Dexia devrait lui permettre de faire face aux hypothèses du stress test de l’ABE, tout en conservant de bons ratios de solvabilité, même si ces hypothèses paraissent très prudentes, en particulier en ce qui concerne la dette souveraine, les collectivités locales et l’évolution possible des coûts de financement."

Source : Communiqué de presse Dexia de Juillet 2011


Bref, si les stress-tests sur le nucléaire européen sont de la même fiabilité ...


lundi 6 juin 2011

Les primaires d'EELV : Hulot, Joly, Cohn-Bendit, Duflot et Borloo

Du Congrès de la Rochelle que restera-t'il ?
  1. La réélection de Cécile Duflot à la tête de EELV avec 92,7% des voix (536 voix pour, 20 contre, 21 blancs et un nul) après avoir réunit 50,25% sur sa motion contre 26,55% pour celle de Daniel Cohn-Bendit.
  2. La boulette de Nicolas Hulot la veille sur le fait qu'il avait envisagé une pas de deux avec Jean-Louis Borloo, ce dernier confirmant très rapidement leur convergence de vue.
  3. Le début des taclages en règle entre candidats à la candidature :
    • Dominique Voynet, candidate Les Verts à la présidentielle de 2007 l'a accusé de l'avoir «carrément torpillée en 2007» avec son Pacte écologique, signé par la quasi-totalité des candidats.
    • Eva Joly définit Jean-Louis Borloo comme le «clone» de Nicolas Sarkozy et affirme que ce positionnement est une réelle différence entre son positionnement et celui de Nicolas Hulot.
  4. Daniel Cohn-Bendit boude toujours alors que son frère Gaby s'active avec son association "Les Amis d'Europe Ecologie" pour que Eva Joly soutienne le candidat socialiste à la Présidentielle à 5 conditions :
    • le débat et le réferendum sur le non renouvellement du parc nucléaire
    • les 268 propositions du Grenelle de l'environnement
    • l'introduction d'une dose significative de proportionnelle aux législatives, en refusant l'aumône des 15 députés
    • un vice-Premier ministre chargé de l'Energie, l'Agriculture, le Transport, le Logement....
    • que des écologistes soient pleinement associés à la campagne électorale.
  5. L'avancée des discussions entre le Parti Socialiste et EELV par rapport à la sortie du nucléaire menée par Cécile Duflot, en vue de 2017 ?

mercredi 1 juin 2011

Projection pour une sortie du nucléaire en 40 ans

Après avoir vu l'interview de Ségolène Royal qui parle d'une sortie du nucléaire en 40 ans, je me suis amusé à faire une petite projection à partir de différentes sources d'information de secondes mains. Donc ça vaut ce que ça vaut (d'autres diront que ça vaut ce que ça coûte, c'est dire ...), bref en voici le résultat :


Biais (énorme !) : il s'agit de puissances électriques nominales, donc possibles, pas réelles : une éolienne qui peut produire 100, ne le peut pas 24h/24 365j/365, de même pour le photovoltaïque, l'hydroélectrique, mais aussi le nucléaire (arrêt de tranches).

Hypothèses de travail :
  • Arrêt des réacteurs nucléaires de 900 MW de 35 à 37 ans après leur mise en service (de 1978 à 1988),
  • Arrêt des réacteurs nucléaires de 1300 MW et 1500 MW de 39 à 50 ans après leur mise en service (de1985 à 1999),
  • Mise en service de l'EPR de Flamanville en 2015, puis arrêt de toute nouvelle construction de réacteurs nucléaires,
  • Augmentation du parc éolien et du parc photovoltaïque pour arriver dans 15 ans à la puissance actuelle en Allemagne,
  • Tassement du parc éolien après 2027, avant arrêt des nouveaux projets à partir de 2042,
  • Augmentation du parc photovoltaïque de manière linéaire jusqu'en 2053,
  • Mise en route de petites unités de géothermie à partir de 2020.
Conclusions :
  • Baisse sensible de la puissance nominale de 2012 à 2025, qui devrait alors être compensée par de grosses économies énergétiques,
  • Demande une volonté politique forte, partagée par la population et gérée de manière globale et fine,
  • Bref, se passer du nucléaire d'ici à 40 ans parait faisable, du moins de manière plus réaliste que d'ici 20 ans comme certains écologistes le voudrait.
Problème : Je ne prends pas en compte la moitié du quart de la problématique ! C'est juste pour faire avancer le schmilblick !

mardi 31 mai 2011

Réaction du Parti Socialiste sur la décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire

Voir ci-dessous le point presse de Benoît Hamon du 30 mai 2012 en réaction à la décision d'Angela Merkel de sortir du nucléaire.

En reprenant la réaction d'Anne Lauvergeon, directrice d'Areva : "C'est une décision totalement politique. Il n'y a pas eu de référendum ni d'appel à ce que pensait l'opinion publique, même si les sondages montrent l'émotion des Allemands".

Il est clair qu'il s'agit d'une décision politique ! Heureusement que les lobbys n'ont pas toujours le dernier mot et que le politique prime encore (quelques fois) sur le financier et l'économie !

Le Parti Socialiste, comme EELV, propose ainsi de recourir à un arbitrage démocratique, reste à s'entendre sur la manière.



Sortir de la dépendance au nucléaire par PartiSocialiste

vendredi 20 mai 2011

Fukushima et erreur humaine ?

Le Monde a sorti un papier sur une possible erreur humaine qui pourrait avoir été à l'origine de la fusion du réacteur N°1. La catastrophe aurait été maximisée par cette action humaine (alors même qu'elle aurait été conforme aux procédures d'urgence), et le refroidissement des réacteurs auraient été mis en défaut avant l'arrivée du tsunami.

Sachant que TEPCO n'a cessé de mentir depuis le début de la catastrophe et commence petit à petit à lever le voile sur ses errements à cause de la venue programmée des experts de l'AIEA. C'est seulement maintenant que l'on apprend, plus de 2 mois après, que les cœurs de trois des réacteurs seraient fondus et donc continuerai d'attaquer le béton des fondations alors que plusieurs centaines de tonnes d'eau sont déversées chaque jour pour essayer (en vain ?) de refroidir le phénomène.

Si ces différents scénarii sont confirmés, le citoyen est en droit de se poser de très sérieuses questions sur les choix qui ont été fait pour réaliser l'audit des centrales européennes en exploitation. Il existe une autre voie que celle que nous propose Nicolas Sakozy et le gouvernement par rapport au nucléaire civil en France : la transparence avec un objectif réalisable et clair en matière de sortie du nucléaire.

Certains proposent un référendum avec la question suivante :

"Voulez-vous renouveler le parc nucléaire national par la prolongation ou la construction de centrales ?"

Le débat est ouvert, mais la proposition a l'avantage d'être concrète. J'ai hâte d'entendre les candidats à la Primaires socialistes se positionner clairement.

mercredi 4 mai 2011

Nucléaire : des tests pas trop stressants

Le Süddeutsche Zeitung, quotidien allemand, croit savoir que les fameux Stress-Tests européens annoncés dans la foulées de la catastrophe de Fukushima (classé niveau 7 comme Tchernoby) ne prendront pas en compte les scenarii concernant la chute d'un avion sur un réacteur ou des erreurs de manipulation humaines.

Les conséquences de tremblements de terre, d'inondations ou de variations de températures violentes seront examinées par des experts indépendants de l'ENSREG ... ou pas!


Les autorités de surveillance européennes suggèreraient que les exploitants des réacteurs se contentent d'un rapport écrit à la Commission européenne, sans que des experts indépendants européens ne soient dépêchés sur sites ! Certainement un effet des politiques de lobby menées par la France et la Grande-Bretagne, les principaux parcs nucléaires dans l'UE.

Le gouvernement a d'ailleurs saisi l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) pour mener son propre audit, parallèlement aux tests de l'UE. Ce test "pourrait" être plus exigeant, mais ne peut-on pas douter de l'indépendance d'un test réalisé par la même Autorité qui réalise chaque année les audits de ces mêmes centrales ? L'ASN ira-t'elle jusqu'à se désavouer elle-même ? On peut en douter !

Seul garde-fou le Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN)
qui a aussi été saisi. "Il est composé de membres nommés pour six ans par décret, au nombre de quatre pour les parlementaires et de six au titre de chacune des autres catégories, ainsi répartis :
  • Deux députés désignés par l'Assemblée nationale et deux sénateurs désignés par le Sénat ;
  • Des représentants des commissions locales d'information ;
  • Des représentants d'associations de protection de l'environnement et d'associations mentionnées à l'article L.1114-1 du code de la santé publique ;
  • Des représentants des personnes responsables d'activités nucléaires ;
  • Des représentants d'organisations syndicales de salariés représentatives ;
  • Des personnalités choisies en raison de leur compétence scientifique, technique, économique ou sociale, ou en matière d'information et de communication, dont trois désignées par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, une par l'Académie des sciences et une par l'Académie des sciences morales et politiques ;
  • Des représentants de l'Autorité de sûreté nucléaire, des services de l'Etat concernés et de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire."

Le projet définitif doit être présenté le 12 mai à Bruxelles pour une publication des résultats des tests publiés avant la fin de l'année. Pour 146 réacteurs en activité ça parait court, non ?

Source : Le Monde